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3 - 5 avril
(Sardaigne) Livourne (italie) - Plan di Rosa - Brusciata - Florence (italie)
132 km
Comme souvent lorsque que l'on prend un moyen de transport de plusieurs heures, le changement est brutal. Cela avait été le cas quand j'étais passé des pays Baltes à la Finlande mais bizarrement cela l'est encore plus en quittant la Sardaigne pour le continent et l'Italie.
Déjà les derniers jours sur l'île, j'avais l'impression de quitter un pays pour un nouveau, avec cette petite boule au ventre qu'on a quand on va vers l'inconnu.
Les 1ers tours de roue à la descente du ferry à Livourne m'ont confirmés cette impression, voire plus. Je n'ai pas changé de pays, j'ai changé de monde !
Trafic intense, bruit, des gens partout, du stress. 4 mois passés sur les îles ont laissé des traces. Je me suis complètement fondu dans le décor local. Que je me sentais bien en Sardaigne !
Ici, sur le continent je suis désorienté, complètement déboussolé. Les paysages, les odeurs, le rythme, tout a changé.
Les fauves sont lâchés ....
Pas besoin de bottes, j'ai mes sandales !!
La 4è qui casse en 1 an, heureusement que j'ai mon bâton de Laponie !
Je n'ai pas aimé les 2 jours sur la route pour me rendre à Florence. Je n'ai pas pris le chemin le plus beau et le plus tranquille, la faute à cette météo qui est toujours autant pourrie. Pas de collines toscanes mais la vallée de l'Arno, surpeuplée et sur motorisée ! Des voitures partout, même sur les petites routes. 2 jours où j'ai ressenti le stress de cette vie grouillante, trop pour moi. Le plaisir a complètement été absent.
Empoli.
10 minutes d'attente pour 4 trains ! C'est très long.
Paradoxalement, l'arrivée dans la très grande ville aura été la partie relativement tranquille en réussissant à trouver une petite route.
Heureusement que le chaîne des Apennins se trouvent à la sortie de Florence, je vais pouvoir respirer un peu !
Entrée à Florence, stressante puis tranquille.